Fédération Française de Modélisme Ferroviaire
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Créée 24/08/05

LE CREUSOT, IL Y A 50 ANS : " LE TACOT DES CROUILLOTES "
Extrait article du Journal de Saône et Loire (année 1995 ?) - www.jsl.com

Notre lecteur nous a fourni textes et documents sur l'ancêtre
du " Petit train des Combes "
www.parcdescombes.com
appelé alors " Tacot des Crouillottes ".

Tout au début du siècle vers 1 900, et alors que la firme Schneider employait au Creusot, au Breuil et à Henri Paul à Montchanin plus de 20.000 ouvriers, les déchets résultant des fonderies et des cokeries atteignaient un volume de 800 mètres cubes par jour. Il devint urgent de trouver des emplacements pour se débarrasser de ces scories.

Après études, un nouvel emplacement de grande envergure fut déterminé : Il s'agissait d'une courbe de grande capacité située tout au faite des collines dont le point supérieur faisait partie du lieu-dit : " les Crouillottes ". Sa saignée descendait vers la vallée du Mesvrin. Le site déterminé, il fallait y acheminer les crasses ". Il fut donc nécessaire de construire une ligne de chemin de fer qui devait s'élever en parcours sinueux, épousant les flancs de la montagne des Craques depuis la plaine des Riaux à partir du " Pont des Chauffes " jusqu'au sommet des Crouillottes.

La construction a eu lieu en 1905. Malgré l'Importance de la dénivellation à "avaler" la voie fut maintenue à l'écartement dit normal" (1 m 44) analogue à toutes celles desservant les emprises des usines.

Ce qu'était la montagne des Craques. Cette colline borde le côté droit de la rue Chaptal en allant en direction de Marmagne.

Elle fut ainsi dénommée parce qu'elle présentait à sa surface des crevasses profondes et dangereuses les cassures ont été provoquées par des affaissements consécutifs au fait que cette colline est située au-dessus d'une mine de charbon peu profonde et après cessation d'activité les remblaiements des galeries furent insuffisants laissant la croûte" se fissurer.

" Les Crouillottes ":

Lieu ainsi nommé parce qu'après avoir grimpé depuis le " trou " du Crozot depuis la vallée du Mesvrin l'on se réunissait (au temps jadis) en pèlerinage ponctuel et annuel, chaque pèlerin arborait sur sa poitrine une petite croix (en français : une croisette et en patois de l'époque une "crouillotte").

Le tracé de la ligne:

Elle partait de l'extrémité des usines Schneider côté des " Baraques ".

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A partir du " Pont des Chauffes" commençait la montée avec comme première étape " la Combe des Mineurs ". Un premier pont surplombait la terminaison de la rue Chaptal. Puis la voie poursuivait sur la montagne des Craques, un second pont permettait de traverser le chemin des Combes et le train " battait " sur un talus. Il fallait un aiguillage pour reprendre en sens inverse. Ensuite un autre pont métallique lui permettait de passer au-dessus du chemin des Craques.

Pour terminer son parcours, il devait disparaître dans un tunnel construit en pierres de taille débouchant sur le plateau du Crassier.

Ce train utilisait des wagons tombereaux à coffre, wagons plats complétés par des ridelles.
Au début ils devaient être déchargés à la pelle, par la suite ils furent vidés par des grues à vapeur hissées jusqu' en haut. Les grues étaient également fabriquées aux usines.
Les locomotives utilisées, tractant (à l'avant) et poussant(à l'arrière) faisaient partie de la " cavalerie " Schneider, toutes de séries sans adjonction d'aucun dispositif de montagne: c'était des 030TA, locomotives à 3 roues couplées de chaque côté, sans bissel à l'avant, ni boggie à l'arrière.

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Elles s'époumonaient pour hisser leurs chargements au sommet et le mécanicien n'arrêtait pas de " ringarer " son foyer mettant parfois le feu dans les acacias.

Ainsi la vaste surface aplanie du Crassier des Crouillottes s'est constituée au fil des ans. Au sommet, une seule voie amenait les déchets au bord du précipice. Par la suite de multiples voies parallèles furent installées de 1913 à 1938. M. Chazelle historien renommé écrivit même un poème en 1920 sur ce curieux spectacle.

Le train s'arrêta vers les années cinquante. Il manquait alors quelque chose aux Creusotins.

Montagne des Craques.

Cette colline borde le côté droit de la rue Chaptal en allant en direction de Marmagne.
Elle fut ainsi dénommée parce qu'elle présentait à sa surface des crevasses profondes et dangereuses les cassures ont été provoquées par des affaissements consécutifs au fait que cette colline est située au-dessus d'une mine de charbon peu profonde et après cessation d'activité les remblaiements des galeries furent insuffisants laissant la croûte" se fissurer.

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Extrait article du Journal de Saône et Loire (année 1995 ?) - www.jsl.com

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