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Par Jean Claude Pierrat -
Extrait du Journal de Saône et Loire du mardi 11 novembre 2003
Voir aussi :

Dimanche 20 nov. 2005 : Remise en chauffe de la 241P17  CF Creusot
Lundi 24 avril 2006 : Le Creusot - Chagny et agrément SNCF pour la "P"

Creusot_princesse_JSL11nov.JPG (21080 octets) Cette opération lourde et délicate, consistait simplement si l'on peut dire, à descendre les 90 tonnes du châssis de la machine sur ses 7 essieux.
Un problème technique simple mais demandant une attention de tous les instants, quelques moyens lourds comme deux ponts de 130 et 235 tonnes et assurément des hommes, c'est-à-dire le personnel de Creusot Forges (atelier des presses) chargée de la manœuvre des ponts et une quinzaine de personnes, pour la plupart bénévoles au sein de l'association des Chemins de Fer du Creusot chargée du projet.

"Cela fait très symboliquement dix ans ce 11 novembre 2003, que les premiers boulons de cette machine fabriquée dans les ateliers des usines Schneider au Creusot en 1950 ont été démontés... " expliquait lundi Serge Chevalier le président du CFC lors de la mise sur roue, à une assistance de privilégiés dont plusieurs membres du conseil municipal du Creusot emmenés par le maire André Billardon.

Il est vrai que cette belle machine à vapeur propriété de la ville du Creusot, classée monument historique, est un des rares monuments ferroviaires qui reste, d'une longue histoire entre la cité du Pilon et le chemin de fer, d'où l'attachement des creusotins à cette machine exceptionnelle qui faut-il le rappeler a tracté des trains prestigieux comme Le Mistral ou La Flèche d'Or à des vitesses remarquables pour l'époque: 120 km/h.

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3nCreso_Daniel_bogie.JPG (44611 octets) Cette présente opération de remise sur roues succède à la remise en état des essieux de la locomotive, qui ont subi les expertises dans les ateliers SNCF d'Epernay, travaux et mise aux normes.

Les passionnés de la section 241P17 mobilisaient leur énergie chaque week-end sur le remontage des bogies du tender, sur les matériels dits auxilliaires comme la pompe à eau, la tuyauterie, les boites d'essieux...

Depuis le début de la restauration on sait également que plusieurs "chantier-école" d'insertion
se sont déroulés dans les ateliers du CFC :
"Sur quatre années nous avons constaté avec l'AFPA que 30 % des personnes ont trouvé un emploi après un stage de réinsertion, il s'agissait d'un sujet de motivation pour eux... "
explique Serge Chevalier en soulignant que les élèves ont eu accès aux différents organes de la machine lors d'opérations de démontage de capots et autres opérations de soudure.

Très prochainement la chaudière de la 241P17 subira l'épreuve de conformité.
Ce sera encore un grand moment pour la Princesse du Creusot qui devrait siffler et rouler à nouveau en 2005/2006 :
" II faut travailler progressivement sur cette machine, et puis resteront les autorisations.
On fera même appel à d'autres associations pour nous aider à refaire revivre cette machine sur les voies SNCF..."
termine Serge Chevalier.